Je touche une femme sur trois en âge de procréer, je provoque des saignements importants pendant les menstruations avec des douleurs abdominales intenses, un gonflement au bas du ventre pouvant laisser croire à un déni de grossesse. Découvert  généralement de façon fortuite lors d'une échographie pelvienne, je suis ce qu'on appelle un fibrome utérin. Un tumeur bénigne qui ne tue pas mais qui peut avoir des conséquences importantes chez la femme lorsque les symptômes deviennent gênants.  Si vous ne me connaissez pas, désormais vous me connaissez. Le fibrome utérin est responsable de 30% des hystérectomies au Canada.  

A l'heure actuelle il n'existe toujours pas de traitement pour combattre définitivement le fibrome utérin hormis la chirurgie. Une mobilisation active est nécessaire pour que cette maladie soit reconnue comme un véritable problème de santé publique pour toutes ces femmes qui souffrent en silence. 

Madame Aïssatou Sidibé. Présidente de l'association Vivre 100 fibromes. 

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